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I- CONTEXTE ET JUSTIFICATION Avec la mondialisation des échanges, l'industrie et le commerce apparaissent davantage comme des secteurs incontournables dans le développement des nations. Disposer de ressources suffisantes, est sans conteste la condition pour prétendre à un développement global et harmonieux. Pour l’avoir si bien compris, les pays ont mis en place des entreprises industrielles. Celles-ci mobilisent des moyens de production qui intègrent des machines et des méthodes de travail les plus élaborées; c'est le monde du machinisme. Un monde où, les outils et les matériels les plus sophistiqués imposent à l'homme des règles de conduite. Le travailleur, généralement peu formé, et, utilisant des machines dont il ne maîtrise pas suffisamment la complexité, s’expose à des risques énormes. Des statistiques permettent de mesurer l’ampleur du phénomène. En effet, chaque année, selon le Bureau International du Travail, 2 millions de personnes meurent dans des accidents ou maladies directement liés à leur occupation professionnelle. Il y a 35500 accidents mortels sur les lieux de travail chaque année et on dénombre également 12 milles enfants victimes d'accidents mortels. Les substances dangereuses tuent environ 340 milles travailleurs par an. Il est dommage de constater que la mort et les lésions graves sont fréquentes dans nos pays. En côte d'ivoire, on enregistre en moyenne 8000 accidents de travail par an, et les charges de réparation se chiffrent à 3 milliards de francs CFA au moins par an. Devant ce sombre tableau des accidents, devons-nous continuer à attendre que les accidents se produisent pour les réparer ou agir pour prévenir à tous les niveaux les risques à la santé et à la sécurité ? La prévention étant le moyen par excellence pour l'élimination à la source même des risques professionnels, il n'est pas moralement acceptable que les blessures et les maladies au travail constituent « les risques du métier ». On peut donc sans risque de se tromper affirmer que le monde du travail connaît un fléau social. Dans le contexte actuel, le défi est de garantir qu'un nombre important de travailleurs bénéficient d'un environnement de travail sûr et salubre. Malheureusement, nombre d'entreprises, d'institutions et de personnes ne s'en préoccupent pas sérieusement. Aussi, pour assurer le droit à la vie et le droit au travail décent, "Préventeur Sans Frontière" a-t-elle été créée par un groupe de professionnels de santé et de sécurité au travail avec l'appui et le concours du Bureau International du Travail. " Préventeur Sans Frontière" est apolitique. Elle est régie par la loi 60-315 du 21/09/1960 portant organisation et fonctionnement des associations en Côte d’Ivoire. II- NOS OBJECTIFS Tout en remerciant les institutions nationales et internationales pour leur sollicitude et leur disponibilité, " Préventeur Sans Frontière " voudrait résolument s'inscrire dans le vaste champ d'action avec l'appui et l'implication constants de celles-ci dans la réalisation de ses objectifs que sont : • La dénonciation sans complaisance : - des mauvaises conditions de travail - des méthodes, des substances et machines dangereuses susceptibles de mettre en péril la vie des travailleurs en particulier et celle des populations en général, • La promotion du développement durable, • La promotion de la prévention durable, • La promotion d'un environnement de travail sûr et salubre. • La création et le renforcement de liens de solidarité entre tous les professionnels de santé et de sécurité au travail. III- NOS MOYENS D'ACTION Comment la prévention des risques professionnels deviendra-t-elle un état d’esprit ? « Préventeur Sans Frontière » voudrait contribuer à l’éveil de cet état d’esprit et se donner pour ce faire les moyens ci-dessous énumérés pour amener les populations à une prise de conscience réelle : • Tenue de réunions périodiques nationales et/ou internationales des membres. • Echanges d'informations, confrontation d'expériences, des commissions techniques ou des membres • Recherches et enquêtes en matière de prévention des risques professionnels • Collaboration souhaitée avec : - OIT, OMS, IAPRP - Les caisses de sécurité sociale - Les associations de prévention nationales et étrangères - Les fondations - Les syndicats - Les associations de défense des droits de l’homme • Formations, informations, conseils et assistance aux personnes physiques ou morales. • Organisation de marche de dénonciation, de meeting • Publications de périodiques • Production et diffusion d’émissions radiotélévisées • Organisation de séminaires, de conférences de presse, de colloques, de symposiums IV- NOS ACTIVITES Elles sont scientifiques, techniques et contribuent à la réalisation de nos objectifs. Elles seront développées à travers plusieurs commissions à savoir : - la commission pour l'agro-industrie - la commission pour l'industrie chimique - la commission pour le bâtiment et les travaux publics - la commission pour l'électricité - la commission pour la sécurité incendie - la commission pour la radioprotection - la commission pour l'industrie métallurgique - la commission pour la santé et l'environnement du travail - la commission pour la sécurité des machines - la commission pour l'industrie minière - la commission pour l'éducation à la prévention des accidents - la commission pour la sécurité routière NB : Nous restons ouverts à tous ceux qui souhaiteraient se joindre à nous pour qu’ensemble nous puissions dire "non au travail qui tue " et inscrire ainsi l'économie de nos pays dans la durée et la performance. Vous pouvez visiter notre site à l’adresse www.info-psf.org Le président fondateur
 M. KOUAME Godé Paulin
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